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Nous avons la chance d'avoir des conteurs hors pair à St Etienne. J'ai eu la joie de les voir intervenir auprès d'élèves de collège, je n'avais jamais vu mes élèves aussi attentifs et intéressés que ce jour-là. Nous avions le souffle coupé, et nous étions pendus à leurs lèvres attendant le dénouement. Ce fut un moment magique, intense et gravé dans ma mémoire.

Je crois à la force du conte pour nous aider à cheminer face aux obstacles que nous rencontrons.

Alors bien sûr, nous n'avons pas toujours la possibilité que quelqu'un nous conte celui qui est propice aux états d'être que nous traversons mais en lire un sera aussi bénéfique, parfois salutaire !

Il y avait, dans un village de la forêt de Merlin l’Enchanteur, un conflit qui opposait deux personnes voisines. L’une d’entre elles se décida à aller consulter Merlin et sa tribu de sages pour obtenir leur avis. Elle raconta ce qui lui arrivait et au final, Merlin, sans consulter son assemblée, lui dit « tu as raison ». Cette personne rentra chez elle très contente et s’empressa de dire au voisin que Merlin lui avait donné raison.

La 2ème personne, particulièrement en colère, s’empressa de se rendre chez Merlin pour lui manifester son mécontentement et lui expliqua son point de vue sur la situation. Au final, Merlin, toujours sans consulter son assemblée, lui dit « tu as raison » et la personne s’en retourna chez elle satisfaite d’avoir raison.

Les sages de Merlin échangeaient entre eux, incrédules sur ce qui venait de se passer, s’inquiétant que Merlin ne soit plus très lucide en raison de son âge avancé. Ils décidèrent de s’adresser à lui : « écoute Merlin, c’est incompréhensible, tu as dit au premier qu’il avait raison et tu as dit la même chose au deuxième, il y a quelque chose qui ne va pas ». Alors Merlin leur dit simplement « vous avez raison ».

Ce conte est issu d'une transmission orale.

Quelqu'un vient un jour trouver Socrate, le grand philosophe de la Grèce antique et lui dit :

"Sais-tu ce que je viens d'apprendre sur ton ami ?

- Un instant, répondit Socrate. Avant que tu me racontes, j'aimerais te faire passer un test, celui des 3 passoires :

- Les 3 passoires ?

- Mais oui, reprit Socrate. Avant de me raconter toutes sortes de choses sur les autres, il est bon de prendre le temps de filtrer ce que l'on aimerait dire. C'est ce que j'appelle le test des 3 passoires.

La première passoire est celle de la vérité. As-tu vérifié si ce que tu veux me dire est vrai ?

- Non, j'en ai simplement entendu parler...

- Très bien. Tu ne sais donc pas si c'est la vérité.

Essayons de filtrer autrement en utilisant une deuxième passoire, celle de la bonté. Ce que tu veux m'apprendre sur mon ami, est-ce quelque chose de bon ?

- Ah non, au contraire.

- Donc, continua Socrate, tu veux me raconter de mauvaises choses sur lui et tu n'es même pas certain si elles sont vraies.

Tu peux peut-être encore passer le test, car il reste une passoire, celle de l'utilité. Est-il utile que tu m'apprennes ce que mon ami aurait fait ?

- Non, pas vraiment.

- Alors, conclut Socrate, si ce que tu as à me raconter n'est ni vrai, ni bien, ni utile, pourquoi vouloir me le dire ? "

Il y avait un indien qui était revenu de la guerre du Vietnam et qui avait sombré dans l’alcool et la drogue suite aux horreurs vécues. Les militaires américains chargés du suivi des soldats avaient essayé maintes stratégies à son sujet (psychologues, psychiatres, cures de désintoxication…) mais rien n’y faisait. En désespoir de cause, ils se décidèrent à le ramener dans sa tribu.

Avant son arrivée, les sages s’étaient réunis pour décider de la conduite à tenir. Quand l’indien fut de retour chez les siens, ivre, drogué et amorphe, ils partirent avec lui dans une barque sur un lac et l’emmenèrent au milieu. A cet endroit, ils le jetèrent dans l’eau puis le laissèrent ainsi, retournant sur la terre ferme.

L’indien puisa au fond de lui la dernière étincelle de Vie qui vibrait et fit d’immenses efforts pour rejoindre le rivage. Quand il fut sorti de l’eau, il avait retrouvé la force et l’envie de vivre. Il cessa de boire et de se droguer et poursuivit sa vie paisiblement parmi les siens.

Ce conte est issu d'une transmission orale.

  Un jour, un vieux professeur de l’École Nationale d’Administration Publique (ENAP) fut engagé pour donner une formation sur la planification efficace de son temps à un groupe d’une quinzaine de dirigeants de grosses compagnies nord-américaines.

  Ce cours constituait l’un des 5 ateliers de leur journée de formation. Le vieux prof n’avait donc qu’une heure pour "faire passer sa matière ".

  Debout, devant ce groupe d’élite (qui était prêt à noter tout ce que l’expert allait lui enseigner), le vieux prof les regarda un par un, lentement, puis leur dit : "Nous allons réaliser une expérience".

  De dessous la table qui le séparait de ses élèves, le vieux prof sortit un immense pot de verre de plus de 4 litres qu’il posa délicatement en face de lui.

  Ensuite, il sortit environ une douzaine de cailloux a peu près gros comme des balles de tennis et les plaça délicatement, un par un, dans le grand pot. Lorsque le pot fut rempli jusqu’au bord et qu’il fut impossible d’y ajouter un caillou de plus, il leva lentement les yeux vers ses élèves et leur demanda : "Est-ce que ce pot est plein ?".

  Tous répondirent : "Oui".

  Il attendit quelques secondes et ajouta : "Vraiment ?".

  Alors, il se pencha de nouveau et sortit de sous la table un récipient rempli de gravier. Avec minutie, il versa ce gravier sur les gros cailloux puis brassa légèrement le pot. Les morceaux de gravier s’infiltrèrent entre les cailloux... jusqu’au fond du pot.

  Le vieux prof leva à nouveau les yeux vers son auditoire et réitéra sa question : "Est-ce que ce pot est plein ?".

  Cette fois, ses brillants élèves commençaient à comprendre son manège. L’un d’eux répondît : "Probablement pas !".

  "Bien !" répondît le vieux prof.

  Il se pencha de nouveau et cette fois, sortit de sous la table un sac de sable. Avec attention, il versa le sable dans le pot. Le sable alla remplir les espaces entre les gros cailloux et le gravier.

  Encore une fois, il redemanda : "Est-ce que ce pot est plein ?".

  Cette fois, sans hésiter et en choeur, les brillants élèves répondirent : "Non !".

  "Bien !" répondît le vieux prof.

  Et comme s’y attendaient ses prestigieux élèves, il prit le pichet d’eau qui était sur la table et remplit le pot jusqu’à ras bord.

  Le vieux prof leva alors les yeux vers son groupe et demanda : "Quelle grande vérité nous démontre cette expérience ? "

  Pas fou, le plus audacieux des élèves, songeant au sujet de ce cours, répondît : "Cela démontre que même lorsque l’on croit que notre agenda est complètement rempli, si on le veut vraiment, on peut y ajouter plus de rendez-vous, plus de choses à faire " .

  "Non" répondît le vieux prof. "Ce n’est pas cela. La grande vérité que nous démontre cette expérience est la suivante : "Si on ne met pas les gros cailloux en premier dans le pot, on ne pourra jamais les faire entrer tous, ensuite".

  Il y eut un profond silence, chacun prenant conscience de l’évidence de ces propos.

  Le vieux prof leur dit alors :"Quels sont les gros cailloux dans votre vie ? Votre santé ? Votre famille ? Vos ami(e)s ? Réaliser vos rêves ? Faire ce que vous aimez ? Apprendre ? Défendre une cause ? Vous relaxer ? Prendre le temps... ? Ou... tout autre chose ?

  Ce qu’il faut retenir, c’est l’importance de mettre ses GROS CAILLOUX en premier dans sa vie, sinon on risque de ne pas réussir... sa vie. Si on donne priorité aux peccadilles (le gravier, le sable), on remplira sa vie de peccadilles et on n’aura plus suffisamment de temps précieux à consacrer aux éléments importants de sa vie.

  Alors, n’oubliez pas de vous poser à vous-même la question : "Quels sont les GROS CAILLOUX dans ma vie ?" Ensuite, mettez-les en premier dans votre pot (vie)".

  D’un geste amical de la main, le vieux professeur salua son auditoire et quitta lentement la salle.

 

Ce conte est communément répandu, je l'ai repris sur le site "www.lhibiscus.fr"

  Une vieille légende indoue raconte qu’il y a eu un temps où les hommes étaient des dieux. Mais ils abusèrent tellement de leur divinité que Brahma, le maître des dieux, décida de leur ôter leur pouvoir divin et de le cacher à un endroit où il serait impossible de le retrouver. Le grand problème fut donc de lui trouver une cachette.

  Lorsque les dieux mineurs furent convoqués à un conseil pour résoudre ce problème, ils proposèrent ceci : « Enterrons la divinité de l’homme dans la terre. » Mais Brahma répondit : « Non, cela ne suffit pas, car l’homme creusera et la trouvera. »

  Alors les dieux répliquèrent : 3 Dans ce cas, jetons la divinité dans le plus profond des océans. »

  Mais Brahma répondit à nouveau : « Non, car tôt ou tard, l’homme explorera les profondeurs de tous les océans, et il est certain qu’un jour, il la trouvera et la remontera à la surface. »

  Alors les dieux mineurs conclurent :  « Nous ne savons pas où la cacher car il semble ne pas exister sur terre ou dans la mer d’endroit que l’homme ne puisse atteindre un jour. »

  Alors Brahma dit : « Voici ce que nous ferons de la divinité de l’homme : nous la cacherons au plus profond de lui-même, car c’est le seul endroit où il ne pensera jamais à chercher. »

  Depuis ce temps-là, conclut la légende, l’homme a fait le tour de la terre, il a exploré, escaladé, plongé et creusé, à la recherche de quelque chose qui se trouve en lui.

  Il y avait dans un village un vieil homme très pauvre qui avait un très beau cheval.

  Le cheval était si beau que les seigneurs du château voulaient le lui acheter, mais il refusait toujours...

  "Pour moi ce cheval n'est pas un animal, c'est un ami, comment voulez-vous vendre un ami ? " demandait-il.

  Un matin, il se rend à l'étable et le cheval n'est plus là...

  Tous les villageois lui disent : "On te l'avait bien dit ! Tu aurais mieux fait de le vendre. Maintenant, on te l'a volé... quelle malchance !"

  Le vieil homme répond "Chance, malchance, qui peut le dire ?"

  Tout le monde se moque de lui. Mais 15 jours plus tard, le cheval revient, avec toute une horde de chevaux sauvages. Il s'était échappé, avait séduit une belle jument et rentrait avec le reste de la horde.

  "Quelle chance !" disent les villageois.

  Le vieil homme et son fils se mettent au dressage des chevaux sauvages. Mais une semaine plus tard, son fils se casse une jambe à l'entraînement.

  "Quelle malchance !" disent ses amis. "Comment vas-tu faire, toi qui es déjà si pauvre, si ton fils, ton seul support, ne peut plus t'aider !"

  Le vieil homme se contente de répondre "Chance, malchance, qui peut le dire ?"

  Quelques temps plus tard, l'armée du seigneur du pays arrive dans le village et enrôle de force tous les jeunes gens disponibles.

  Tous... sauf le fils du vieil homme qui a sa jambe cassée.

  "Quelle chance tu as, tous nos enfants sont partis à la guerre, et toi tu es le seul à garder avec toi ton fils. Les nôtres vont peut-être se faire tuer..."

  Le vieil homme répond "Chance, malchance, qui peut le dire ?"

 

Ce conte est communément répandu, j'ai repris la version du site "createursdunouveaumonde.com".